Les lampes frontales s’avèrent extrêmement utiles en cas d’urgence. Pouvoir s’éclairer efficacement tout en gardant les mains libres peut faire toute la différence selon le contexte. J’ai essayé différents modèles et je vais vous présenter celui qui reste à ce jour un de mes meilleurs investissements.

Lampe frontale vs. lampe bâton

Imaginez que vous deviez changer un pneu en pleine nuit ou aider une personne blessée dans l’obscurité. Avez-vous envie d’être obligé de tenir une lampe torche bâton d’une main et travailler tant bien que mal de l’autre ? ou de devoir la tenir avec vos dents ? Pour l’avoir fait un certain de nombre de fois, j’en ai eu ma claque.

Garder les deux mains libres tandis que la lumière suit automatiquement votre regard est très pratique et cela évite aussi de laisser tomber la lampe dans l’action. Les lampes torches haut de gamme modernes sont vendues comme résistantes aux chocs… pour en avoir éclaté 2 sur des sols en béton en les lâchant par inadvertance, je peux vous assurer qu’il vaut mieux éviter d’avoir à les mettre à l’épreuve dans le feu de l’action.

Et c’est quelqu’un à qui c’est arrivé dans un parking au 3ème sous-sol d’une zone industrielle désaffectée qui vous le dit, j’ai encore des sueurs froides d’avoir dû chercher mon chemin à tâtons pendant 40mn pour retrouver l’escalier menant à la sortie.

Ce constat qui semble évident aujourd’hui l’était beaucoup moins dans le passé et nous voyons aujourd’hui apparaitre une pléiade de systèmes d’illumination embarqués sur les systèmes de secours et notamment sur les casques et les armes à feu, avec par exemple les lampes sur rail 20mm telles que la Olight PL mini Valkyrie que je vous avais présenté.

Avantages des lampe frontales

Si vous me suivez depuis un moment, vous savez que j’ai une collection conséquente de lampes torches et autres lanternes acquises au fil des ans. Après les avoir toutes poussées dans leurs retranchements, voici mon conseil : si vous ne devez avoir qu’une seule source de lumière dans votre équipement, il faut que ce soit une lampe frontale.

Plusieurs raisons à cela :

  • Les lampes frontales sont pratiques et permettent de garder les mains libres,
  • Les lampes frontales ont une excellente autonomie,
  • Les lampes frontales proposent dans 90% des cas plusieurs modes d’éclairage (fixe, clignotant, etc.),
  • Les lampes frontales offrent dans 90% des cas un éclairage en lumière rouge.

J’insiste sur ce dernier point car pour moi, l’éclairage rouge est un des plus gros points forts des frontales. Il permet de préserver sa vision nocturne, de ne pas déranger des personnes endormies autour de soi et de rester extrêmement discret en cas de besoin. Bonus non négligeable, il consomme moins d’énergie que l’éclairage blanc traditionnel…

Je me sers essentiellement de ce mode et réserve l’éclairage blanc classique aux tâches qui nécessitent un fort éclairage, ce qui est dans mon cas assez rare.

La Petzl Tikka, une lampe frontale fiable et performante

Après avoir essayé plusieurs modèles, j’ai jeté mon dévolu sur la lampe frontale Petzl Tikka qui propose tout ce que je recherche :

  • Un bandeau confortable,
  • 82 grammes seulement,
  • Une puissance d’éclairage maximale suffisante (300 lumens),
  • Un simple et unique bouton poussoir pratique sur le dessus de la lampe pour allumer/éteindre et choisir le mode d’éclairage blanc/ rouge fixe ou clignotant,
  • Un réflecteur phosphorescent passif permettant de trouver rapidement la lampe au fond du sac ou dans le noir,
  • La possibilité d’alimenter la lampe avec 3 piles AAA ou avec une batterie équivalente,
  • La possibilité de transformer cette frontale en petite lanterne en cas de besoin,
  • Un design compact qui me permet de la garder dans une petite poche de manteau ou de sac au quotidien.

La Petzl Tikka remplit toutes mes exigence haut la main, j’en suis très satisfait depuis maintenant 2 ans (et de tous mes exemplaires, car j’en possède 4).

Le seul point faible des lampes frontales (et la Petzl Tikka n’y échappe pas) est qu’elles ne sont généralement étanches qu’aux intempéries (IPX4). Cela dit, je n’ai jamais eu à immerger totalement une de mes lampes torches donc cette petite faiblesse n’est pas un handicap pour moi, surtout pour une lampe frontale. Je ne prévois pas d’aller plonger avec…

Le gros reproche que j’ai à adresser aux autres modèles que j’ai pu essayer est leur complexité : certains fabricants rendent leurs lampes inutilisables dans l’urgence ou avec des gants en intégrant trop de fonctions complexes ou des systèmes de verrouillages tactiles qui sont un calvaire à l’utilisation.

Certains équipements restent dormants dans des sacs d’évacuation pour plusieurs mois, je bannis donc tous les produits qui nécessitent de relire la notice d’utilisation plusieurs fois pour comprendre comment ils fonctionnent. Personne n’a envie d’appuyer 4 fois sur le bouton A tout en maintenant appuyé le bouton B pour changer de mode d’éclairage, ou de tapoter 3 fois le bouton C pour verrouiller ou déverrouiller la lampe… enfin pas moi en tous cas.

Avec la Tikka, tout est simple et intuitif, et surtout tout fonctionne quand j’en ai besoin.

Fort de leur expérience du monde de la randonnée, de la spéléologie, de l’escalade et du sauvetage, les gens de chez Petzl ont produit une lampe simple, solide et efficace. Pas besoin pour moi d’aller chercher plus loin, surtout que la Tikka ne coûte qu’une vingtaine d’euro (vous pouvez vérifier le prix actuel sur Amazon).

Les 300 lumens qu’offrent la Petzl Tikka sont largement suffisants pour une utilisation classique. La mode est à la lampe qui éclairera le plus loin, mais dans les faits on utilise rarement les modes d’éclairage les plus puissants. Pour ma part, je me sers surtout des modes les plus faibles (rouge et blanc tamisé) ce qui m’amène à recharger ma lampe une fois par mois environ.

Autonomie de la Petzl Tikka

La Tikka en a dans le ventre, voici son autonomie en fonction du mode choisi :

  • Eclairage blanc tamisé (6 lumens) : 120 heures
  • Eclairage blanc standard (100 lumens) : 9 heures
  • Eclairage blanc maximum (300 lumens) : 2 heures
  • Eclairage rouge (2 lumens) : 60 heures
  • Eclairage rouge clignotant : visible à 700m pendant 400 heures

Et contrairement à ce qu’on peut entendre ou lire, on voit très correctement à 10 mètres dans le noir avec 2 ou 6 lumens. Pas besoin de plus dans la plupart des cas, donc autant économiser l’énergie.

Batteries et accessoires pour Petzl Tikka

A ce sujet, les lampes Petzl Tikka sont compatible avec le système Core, ce qui veut dire qu’elles acceptent l’utilisation de 3 piles AAA ou de la batterie Petzl Core. Je ne suis pas un adepte des batteries « propriétaires » (qui ne fonctionnent qu’avec le produit de la marque) mais dans le cas présent, s’en passer serait une erreur.

J’ai acheté 4 batteries Core, soit une par lampe frontale, et elles sont très pratiques et performantes. Elles tiennent parfaitement la charge -très pratique via USB- et permettent d’éviter les longues recharges d’accus AAA. En cas de souci avec une batterie Core, il suffit de la remplacer par des piles classiques, on exploite donc ici le meilleur des deux mondes.

Comme je l’indiquais dans mon cahier des charges, je souhaitais trouver une lampe frontale qui puisse se transformer en lanterne d’appoint. La Tikka le permet grâce au dispositif Noctilight qui diffuse la lumière très efficacement même au régime le plus faible (aucun intérêt sinon, une lanterne avec 2h d’autonomie serait inutile). Si cette fonctionnalité vous intéresse également je vous conseille de vous offrir l’étui Noctilight, très utile pour équiper un sac de survie.

L’essayer, c’est l’adopter. La Petzl Tikka est pour moi l’un des meilleurs outils que l’on puisse s’offrir pour un prix aussi réduit.

Légendat