La crise mondiale du COVID 19 a démontré qu’une pandémie peut se propager à une vitesse fulgurante et mettre à l’épreuve nos systèmes de santé, notre économie et notre organisation sociale.

Personne n’est à l’abri de l’impact dévastateur d’une crise sanitaire majeure. C’est pourquoi il est essentiel d’anticiper et de préparer un plan de survie qui englobe à la fois la constitution de stocks adéquats, une hygiène rigoureuse et la gestion d’un éventuel confinement d’urgence.

Dans cet article mis à jour avec les enseignements tirés de la pandémie de COVID, je vais vous proposer des stratégies concrètes pour survivre à une pandémie, protéger vos proches et assurer votre autonomie en période de crise.

Pandémie : origines du risque et conséquences

La probabilité d’une pandémie mortelle est de plus en plus présente. A cela plusieurs facteurs principaux :

Note de transparence : certains liens présents dans cet article sont affiliés. Leur utilisation contribue directement au financement de ce site et au maintien de contenus rigoureux et indépendants, sans surcoût pour vous. Merci pour votre engagement à soutenir un travail de qualité. En savoir plus

  • L’augmentation exponentielle du nombre d’humains sur Terre qui accroît mécaniquement le nombre de vecteurs potentiels d’un nouveau virus.
  • La concentration de plus en plus forte de la population dans des zones surpeuplées, facilitant la transmission rapide d’agents pathogènes.
  • L’expansion accélérée des déplacements internationaux qui fait voyager un microbe d’un bout à l’autre du monde en quelques heures à peine.
  • La déforestation et la destruction des habitats naturels qui rapproche dangereusement les humains de réservoirs animaux porteurs de virus jusqu’alors isolés.
  • L’élevage intensif et la surconsommation d’antibiotiques qui crée un terrain propice à l’émergence de pathogènes résistants et au passage inter-espèces.
  • Le changement climatique qui perturbe les écosystèmes et favorise la prolifération d’insectes vecteurs de maladies.

Ces données forment une équation où nous finissons fatalement perdants.

J’aimerais vous dire qu’il y a une solution miracle mais évidemment, ce n’est pas le cas. Vous trouverez ici quelques éléments de bon sens pour éviter la contamination et traverser l’orage sans prendre la foudre.

Pandémie et état des services : l‘effondrement des systèmes

Une pandémie est une épidémie mondiale de grande ampleur qui peut se déclarer en quelques jours seulement et neutraliser temporairement ou définitivement une partie importante de la population.

Concrètement, cela se traduira forcément par une paralysie de certains services et infrastructures et je ne parle de pas de l’épicier en bas de chez vous :

  • Les hôpitaux seront submergés, et ceux qui vivent dans les grandes villes comme Paris savent exactement de quoi je parle quand je dis qu’il ne faudra pas se trouver sur le chemin des sauvages qui prendront les urgences d’assaut. Le personnel médical n’étant pas à l’abri d’être contaminé dès les premières heures de la pandémie, il faudra ajouter le manque de personnel au tableau.
  • Les pharmacies seront également très sollicitées et verront leur stock de médicaments s’évaporer presque instantanément. Sachant que les pharmaciens ont de moins en moins de stock et qu’ils auront affaire aux mêmes hordes de barbares que les hôpitaux, autant ne pas compter dessus.
  • Les secours (pompiers, SAMU, etc.) seront débordés et ne resteront opérationnels que quelques semaines au mieux en raison de la raréfaction des hommes valides.
  • Les services d’ordres seront décimés eux aussi et déployés pour maintenir l’ordre face aux hordes de charognards qui tenteront de profiter de la situation pour piller et plus si affinités.
  • Les supermarchés seront vides 24h maximum après que l’alerte pandémique ait été officialisée au JT.
  • Les banques fermeront leurs portes et le retrait d’argent liquide deviendra vite impossible.

Je pourrais continuer la liste mais vous avez compris le principe : en cas de pandémie, vous devrez vous débrouiller seul.

A moyen terme, les déchets s’entassent, l’eau devient de plus en plus contaminée et les coupures d’électricité se multiplient. Le froid s’installe dans les appartements, faute de chauffage. Ceux qui n’ont pas de réserves commencent à manquer de nourriture.

Un cercle vicieux qui mène à l’effondrement généralisé

Sans services de base, tout s’aggrave. Les maladies secondaires (infections, gastro-entérites, etc.) explosent à cause du manque d’hygiène et de soins. Les épidémies se multiplient, et le virus initial continue de tuer. L’angoisse psychologique, le désespoir et la faim transforment les habitants. Certains basculent dans la violence ou le vol pour survivre.

Dans ce genre de scénario, si le virus persiste, les grandes villes pourraient basculer dans le chaos et devenir invivables. La vie s’organiserait alors autour de petites communautés, où l’entraide et les ressources partagées deviendraient essentielles.

Ce qui est frappant, c’est que malgré nos avancées technologiques et nos infrastructures modernes, nous restons dépendants de systèmes dont la fragilité nous échappe au quotidien.

En quelques jours tout peut s’écrouler, exactement comme au Moyen Âge, mais avec d’autres enjeux et une population bien plus nombreuse.

Pandémie et contacts humains

Lorsqu’un virus mortel infecte la population et se propage d’une personne à une autre, une des conditions de survie principale à la pandémie est d’éviter tout contact avec d’autres personnes et de se désintéresser du sort des autres jusqu’à ce que la propagation de la maladie (et la mort) ait suivi son cours. Qu’il s’agisse de semaines ou de mois.

Puisque vous ne saurez pas qui est infecté, vous devrez rester loin de tout le monde en dehors de votre sphère familiale. Par conséquent, pour être complètement préparé, vous devez avoir la capacité de vous mettre en quarantaine au plus tôt. Se confiner implique de ne pas sortir là où se trouvent d’autres personnes potentiellement infectées.

Au début d’une pandémie, la plupart des gens ne réaliseront pas pleinement ce que la situation implique. Ils continueront à suivre leurs routines quotidiennes habituelles… aller au travail, au supermarché, au cinéma, à la piscine, dans les transports en commun, etc. Ils s’exposeront aux conséquences potentiellement mortelles de la pandémie.

Presque toutes les maladies transmissibles ont une période d’incubation durant laquelle le sujet infecté ne présente pas encore de signes de maladie. Et très souvent, une personne peut être contagieuse pendant un à plusieurs jours ou plus avant de présenter des symptômes.

En cas de pandémie, ou de signes forts de pandémie :

  • Vous n’allez plus pointer au travail.
  • Vous ne voyez plus vos amis.
  • Vous ne vous rendez plus dans les magasins pour faire les courses.
  • Vous ne sortez plus dans les rues de la ville sans avoir une excellente raison de le faire.

Ce qui veut dire que vous devez avoir tout ce dont vous avez besoin à la maison. En grande quantité.

Si vous voulez survivre à une pandémie, voilà la question n°1 que vous devez vous poser : êtes-vous prêt à vous mettre en quarantaine pour 30, 60, 90 ou 120 jours ?

Et la réponse que vous donnerez dépend de ces 4 autres :

  • Avez-vous stocké le matériel nécessaire pour traverser une crise ?
  • Avez-vous suffisamment d’eau pour vous passer du supermarché ou du réseau d’eau public ?
  • Avez-vous assez de nourriture pour votre famille sans avoir à sortir en pleine épidémie ?
  • Avez-vous les moyens de communiquer avec vos proches en cas de rupture des communications ?
Calculateur de stock d'eau de survie
Calculateur de réserve alimentaire d'urgence
Produits à stocker pour survivre en cas de crise
Alternatives au téléphone en cas de crise

Si vous avez couvert ces 4 sujets, vous êtes déjà très avancé dans votre plan d’urgence pandémie. J’insiste particulièrement sur le matériel à stocker en cas de crise, ne lésinez pas sur les quantités.

Sachez que selon toute vraisemblance, si vous devez vous confiner vous en prendrez pour minimum 90 jours après le démarrage de l’effondrement sanitaire.

Liste des produits indispensables pour se protéger d’une pandémie

Dans une pandémie, l’hygiène est la première ligne de défense. Il faut tout pour limiter la propagation des germes et éviter d’autres maladies secondaires.

Voici une liste exhaustive du matériel à stocker afin de limiter le risque de s’exposer à la contamination.

Désinfectant mains et autres produits pour l’hygiène des mains et du corps

  • Savon solide ou liquide (en grande quantité, plus durable que les gels).
  • Gel hydroalcoolique (70 % d’alcool minimum).
  • Gants jetables (nitrile, non poudrés).
  • Lingettes désinfectantes pour nettoyer rapidement les surfaces ou les mains en déplacement.
Savon solide
Savon liquide
Gants nitrile
Lingettes désinfectantes

Masques de protection respiratoire et équipements de protection individuelle (EPI)

  • Masques chirurgicaux (en quantité importante).
  • Masques FFP2 ou FFP3.
  • Lunettes de protection (contre les éclaboussures de gouttelettes).
  • Blouses jetables ou vêtements de protection réutilisables (type combinaisons légères).
Masques chirurgicaux par 100
Masques FFP2 par 100
Combinaison de protection
Lunettes de protection projections

Comment désinfecter sa maison en cas d’épidémie : nettoyage et désinfection

  • Eau de javel (polyvalente, diluable pour désinfecter les sols, surfaces, etc.).
  • Vinaigre blanc (utile pour l’entretien quotidien en complément de la javel).
  • Alcool ménager (parfait pour désinfecter).
  • Chiffons en microfibre (lavables et réutilisables).
  • Balais, serpillières, seaux dédiés à la désinfection.
Eau de javel en bidon de 5L
Vinaigre blanc en bidon de 5L
Alcool isopropylique en bidon 5L
Chiffons en microfibre par 50

Protection des toilettes et gestion des déchets

  • Papier toilette (prévoyez largement, les pénuries sont fréquentes).
  • Lingettes biodégradables ou lingettes bébé (au cas où l’eau manque).
  • Sac poubelle résistants (pour gérer les déchets corporels ou toilettes de fortune).
  • Toilettes d’appoint (en cas de coupure d’eau ou de quarantaine)
Papier toilette (216 rouleaux)
Sacs poubelle x500
Toilettes d'appoint démontables
Lingettes humides x500

Pandémie et masques de protection

La question des masques de protection est complexe. Je vais aller à l’essentiel : les masques en papier norme FFP2 sont surtout efficaces pour empêcher un sujet malade de contaminer des sujets sains. C’est avant tout le malade qui doit porter le masque et il doit en changer toutes les 2 ou 4 heures en fonction du stock de masques disponible.

En revanche ces masques ne vous protégeront pas totalement d’une éventuelle contamination si vous êtes le/la seul(e) à en porter. Je vous recommande de toujours en avoir un stock raisonnable, soit environ 100 pièces.

Les masques de protection chimique et bactériologique, souvent désignés comme masques à gaz que l’on peut voir sur les équipes RNBC sont le seul moyen de protection valable contre la contamination si vous devez vous rendre dans un endroit où le risque de contracter la maladie est très élevé.

Comment choisir un masque à gaz

Mesures d’hygiène pour éviter la contamination

L’hygiène est la base d’une bonne santé. 3 actions simples effectuées par chacun permettent de limiter efficacement les risques de contamination :

  • Le lavage des mains et des avant-bras: chacun doit se laver les mains et les avant-bras jusqu’au coudes fréquemment, en particulier avant et après avoir mangé et après être passé aux toilettes.
  • La désinfection systématique des toilettes et des poignées de la porte concernée après utilisation.
  • Le port permanent du masque FFP2 afin d’éviter les échanges de fluides.

Dans les épisodes pandémiques, l’eau de javel joue un rôle important dans la décontamination des objets touchés par de nombreux individus : poignées de portes, de placards, objets d’usage fréquent (radio, télécommande TV, etc.), robinets, lunette et cuvette des toilettes…).

A ce titre, je vous recommande d’avoir un stock conséquent d’eau de javel et de garder en tête que c’est un produit qui perd assez rapidement ses qualités chimiques, il faut donc constamment renouveler votre stock.

Il est primordial de n’avoir aucun contact avec la salive, l’urine ou les selles d’autres individus. Si chacun porte un masque FFP2  changé toutes les 2 ou 4h et désinfecte les toilettes après y être passé, le risque de contamination chute très fortement.

Les différents modes de transmission d’une maladie

Certaines maladies ne se contentent pas d’un seul canal de propagation : elles profitent de différentes occasions pour se transmettre et multiplier ainsi leurs chances de toucher un plus grand nombre d’hôtes. Lorsqu’on souhaite limiter la diffusion d’un virus, il est donc essentiel de connaître ces autres mécanismes et de mettre en place les mesures de prévention appropriées.

Qu’il s’agisse de contact direct, de fomites, de gouttelettes, ou de voie aérienne, chaque voie de transmission demande une vigilance particulière.

Transmission par contact direct

Le mode de transmission dit « par contact direct » survient lorsqu’une personne saine entre en contact rapproché avec une personne infectée ou avec ses fluides corporels.

Il peut s’agir d’une étreinte, d’un baiser, d’une poignée de main ou de toute autre forme de contact physique impliquant la peau ou les muqueuses. Dans certains cas, comme pour le VIH ou le virus Ebola, la transmission se fait également par exposition au sang, à la sueur ou aux sécrétions de la personne infectée.

Pour réduire les risques associés à ce type de contamination, il faut éviter autant que possible les contacts directs avec un individu malade ou présenter des protections spécifiques lorsque ces interactions sont incontournables, par exemple en milieu hospitalier.

Transmission par contact indirect

La transmission par contact indirect  ou « fomites » repose sur la capacité d’un virus à se maintenir sur des surfaces ou des objets contaminés.

Même si la durée de survie d’un pathogène varie en fonction de facteurs comme la température, l’humidité ou la nature de la surface, certains virus, à l’image du Norovirus, de la grippe ou du SARS-CoV-2, peuvent persister assez longtemps pour infecter la personne qui va toucher la même poignée de porte, le même téléphone ou le même comptoir.

Pour se prémunir de ce risque, il est recommandé de procéder régulièrement à la désinfection des surfaces et de se laver les mains aussi souvent que possible avec de l’eau et du savon. L’usage du gel hydroalcoolique peut également s’avérer utile lorsque l’accès à un point d’eau est limité.

Transmission par gouttelettes

La transmission par gouttelettes concerne des particules plus grosses que les aérosols, émises lorsqu’un individu infecté tousse, éternue ou même parle à proximité d’autrui.

Ces gouttelettes retombent généralement au sol après un ou deux mètres, mais elles peuvent tout de même infecter une personne se tenant suffisamment près pour les inhaler ou les recevoir sur les muqueuses (par exemple dans les yeux, dans le nez ou sur la bouche).

Dans ce cas précis, les gestes barrières tels que le port du masque, le maintien d’une distance de sécurité et l’adoption de bonnes habitudes d’hygiène respiratoire (comme se couvrir la bouche avec le coude en cas de toux ou d’éternuement) contribuent efficacement à limiter la propagation.

Transmission par voie aérienne

Un virus qui se propage par voie aérienne utilise les particules en suspension dans l’air pour passer d’une personne infectée à une autre.

C’est l’un des modes de transmission les plus efficaces et, malheureusement, les plus difficiles à contenir, car ces particules peuvent voyager sans qu’on les voie ni qu’on s’en rende compte.

Mais voyons cela étape par étape.

Comment le virus se retrouve dans l’air ?

Lorsqu’une personne infectée parle, tousse, éternue ou même respire fortement, elle libère dans l’air des gouttelettes respiratoires (plus grosses et visibles, comme des postillons) et des aérosols (particules microscopiques invisibles).

Les gouttelettes tombent rapidement au sol ou sur les surfaces proches (environ 1 à 2 mètres autour de la personne). Les aérosols, beaucoup plus petits, peuvent rester suspendus dans l’air pendant plusieurs minutes, voire plusieurs heures dans des espaces clos, et être inhalés par d’autres personnes.

Peut-on attraper un virus en plein air ?

En extérieur, le risque de transmission aérienne est beaucoup plus faible, car l’air en mouvement disperse rapidement les particules infectieuses.

Toutefois, cela dépend de plusieurs facteurs : proximité, durée et conditions climatiques.

Marcher seul dans la rue ou en pleine nature présente un risque quasi nul.

Le risque vient surtout des regroupements et des contacts rapprochés, pour cette raison il est absolument primordial d’éviter les lieux bondés et les files d’attente.

Mesures de protection pandémique : l’aération des espaces fermés

C’est dans les espaces fermés que la propagation aérienne est la plus problématique. Dans un ascenseur, une rame de train, un bureau ou une salle de classe :

  • Les particules restent en suspension : dans ces espaces mal ventilés les aérosols s’accumulent et augmentent les chances d’infection.
  • La distance ne suffit pas toujours : contrairement aux grosses gouttelettes qui tombent vite, les aérosols peuvent voyager plus loin et se disperser dans tout l’espace.

Aérer réduit le risque

En ouvrant vos fenêtres vous améliorez la circulation de l’air, ce qui dilue les particules virales et les fait sortir. Cela réduit considérablement le risque d’inhaler des particules infectieuses.

Donc, paradoxalement, aérer est une des meilleures choses à faire pour limiter la transmission dans un espace clos, même si vous êtes en ville.

Peut-on attraper un virus en ouvrant ses fenêtres ?

En théorie, cela pourrait arriver si une personne infectée se trouve juste en bas de votre fenêtre et tousse ou éternue au moment où vous l’ouvrez. Mais ce scénario est extrêmement improbable.
N’ayez pas peur d’aérer ! C’est au contraire une mesure clé pour réduire les concentrations de particules virales dans un appartement.

Quelles précautions prendre ?

  1. Évitez les espaces clos surchargés.
  2. Aérez régulièrement.
  3. Portez un masque dans les lieux fermés ou bondés.
  4. Évitez les rassemblements prolongés.
  5. Profitez des espaces extérieurs.

En résumé, un virus aérien ne va pas « voyager » jusqu’à vous sans raison.

Le risque est lié aux interactions humaines proches ou prolongées, surtout dans des lieux fermés.

En appliquant les bonnes mesures (comme l’aération et la distanciation), vous réduisez grandement vos chances d’infection.

Quarantaine et vie en immeuble

Quant on vit en appartement dans un immeuble, on partage bien plus que ce que l’on voudrait avec ses voisins. Une des actions prioritaires doit être de condamner les bouches d’aération de votre appartement qui sont reliées au système de ventilation du bâtiment.

Les colonnes d’aération sont des conduits verticaux qui traversent les différents étages d’un immeuble. Leur rôle est d’évacuer l’air vicié des appartements (salles de bain, toilettes, cuisines) et de maintenir un renouvellement d’air correct dans les pièces sans fenêtres.

Cependant, ces conduits connectent les différents logements entre eux ce qui signifie que, selon le système de ventilation, l’air extrait d’un appartement peut parfois être rediffusé dans d’autres unités, ce qui pourrait permettre à des germes et particules virales de circuler.

Je vous recommande de plaquer une double couche de cellophane sur ces bouches de ventilation et de recouvrir le tout de duct tape de façon à ce que ce soit parfaitement hermétique.

Pour aérer, ouvrez vos fenêtres autant que vous le pouvez, c’est plus sûr et plus sain.

Calfeutrez également le haut et le bas de votre porte d’entrée avec du duct tape ou des boudins de mousse prévus pour cet usage. Vous pouvez également tendre une bâche résistante devant votre porte pour limiter encore plus les échanges d’air.

Moins vous recevrez d’air provenant des autres habitants de l’immeuble, plus vous aurez de chance d’échapper à la contamination.

Dans les circonstances où une personne qui ne fait pas partie de votre premier cercle viendrait frapper à votre porte, il est évident que vous devrez la considérer comme infectée et que vous ne devrez pas ouvrir votre porte. C’est dur et même inhumain, mais c’est ce qui est nécessaire pour survivre et protéger vos proches.

Si un de vos proches vous rejoint après votre confinement, cette personne devra être mise en quarantaine dans une pièce isolée avec de l’eau, des vivres et de quoi faire ses besoins le temps de s’assurer qu’elle n’est pas contaminée. De nombreuses infections virales se manifestent dans un délai de 3 à 10 jours. L’idéal est que chacun porte en permanence un masque FFP2 afin d’éviter tout risque de contamination.

Idéalement, la zone de quarantaine serait un lieu distinct de vos propres quartiers d’habitation. Cela peut être une cave, un box, un studio attenant… Si vous choisissez d’utiliser une pièce dans votre appartement il faut qu’elle soit ventilée par l’air extérieur et dotée d’une porte verrouillable qui ferme hermétiquement, elle ne doit surtout pas être reliée au reste de l’habitat.

Quarantaine et santé quotidienne

Entretenir sa santé au quotidien

La santé au quotidien en temps de pandémie ne doit pas être prise à la légère. Il faut éviter toute activité où il y a un risque de blessure grave et avoir à disposition de quoi soigner les maux courants (aspirine, doliprane, smecta, spasfon, désinfectant, érum physiologique etc.).

Je vous incite fortement à vous procurer l’excellent livre « Là où il n’y a pas de médecin » qui est une aide précieuse pour gérer des situations d’urgence quand on ne peut pas se rendre à l’hôpital ni consulter un médecin.

Ne négligez pas non plus les urgences potentielles et munissez-vous d’un IFAK digne de ce nom.

Le cas des personnes nécessitant un traitement médicamenteux (ALD, maladies cardiaques, etc.)

Les médicaments spécialisés coûtent cher et sont peu demandés ce qui veut dire que dans le meilleur des cas, une pharmacie de quartier a de quoi fournir un patient pour 2 mois.

Dans une situation de pandémie, l’approvisionnement en médicaments peut rapidement devenir critique. Les chaînes logistiques peinent déjà à maintenir des stocks suffisants dans les pharmacies et les hôpitaux aujourd’hui, on imagine sans mal ce que cela donnerait dans le cadre d’une pandémie encore plus violente que le COVID 19.

Les personnes souffrant de maladies chroniques (cardiaques, diabétiques, porteurs d’ALD, etc.), qui ont besoin d’un traitement médicamenteux quotidien, courent un risque accru de rupture de traitement.

Faute de régularité dans la prise de leurs médicaments, leur état de santé peut se dégrader dangereusement et nécessiter une prise en charge lourde, alors même que le système de soins est saturé. C’est pourquoi il est primordial d’anticiper et de sécuriser au mieux les réserves de médicaments qui sont indispensables à leur survie.

Je le redis d’une façon différente : en cas de problème, le pharmacien, s’il est encore en vie et si la pharmacie n’a pas brûlée, aura au mieux de quoi vous faire tenir quelques jours si vous n’avez pas anticipé et constitué votre stock.

Pandémie et évacuation sanitaire

Fuir son domicile principal est une décision lourde de conséquences et je vous recommande la lecture de mon article sur l’évacuation si ce n’est pas déjà fait.

En cas de pandémie plus que dans tout autre cas de figure, l’évacuation n’est viable que si votre point de chute est doté de stocks d’équipements et de vivres adéquats. Si vous fuyez vers une province isolée pour vous ruer dans un centre commercial, vous obtiendrez l’inverse de ce que vous recherchiez.

Et encore faut-il pouvoir y arriver.

Qu’avez-vous prévu en cas de pandémie ? Venez discuter dans les commentaires !

Légendat